L’Identité Numérique Généralisée Arrive en Europe

Nous avons déjà évoqué le développement rapide de l’identité numérique dans de précédents articles et vidéos, mais sans rentrer vraiment dans le détail. Ces dernières semaines en France et ailleurs en Occident, le mouvement de protestation contre la vaccination obligatoire est avant tout un mouvement de protestation contre le Pass Sanitaire. La raison est simple : les citoyens les plus éveillés comprennent que nos élites politiques veulent nous faire basculer dans un nouveau modèle de société, dans un ordre mondial réinitialisé.

Mais concrètement, quels sont les plans des technocrates français et européens ? Un récent article sur le blog du groupe Thalès, groupe d’électronique de pointe et accessoirement détenu à 25% par l’État français, nous parle justement de l’Identité Numérique et de ses développements récents :

Au cours des 18 derniers mois, la digitalisation des services publics et privés a connu une accélération sans précédent. En raison des règles de distanciation et des confinements autour de la planète, les citoyens ont été contraints de se tourner vers l’équivalent numérique de services auxquels ils accédaient auparavant de façon physique. Qu’il s’agisse de la banque en ligne ou de la déclaration des impôts sur internet, la pandémie a été un véritable catalyseur dans ce changement global des comportements des consommateurs.

Cet article est très intéressant dans la mesure où il produit à peu près les mêmes constats que les nôtres, à savoir que l’épidémie de COVID-19 et les politiques « sanitaires » mises en place ces 2 dernières années ont été effectivement l’occasion d’introduire les sociétés occidentales dans la 4e Révolution Industrielle. Il serait évidemment naïf de croire qu’il ne s’est agi ici que d’une coïncidence historique.

Mais mieux encore, l’article de Thales fait également le constat suivant :

Les fameux passeports vaccinaux ou pass sanitaires joueront un role crucial pour permettre aux citoyens d’accéder à toutes sortes de services. Ces pass seront des précurseurs dans le déploiement des moyens d’identification numérique.

Enfin, l’article se poursuit avec une description des ambitions de l’Union Européenne en matière d’identité numérique. Nous avions déjà évoqué précédemment le fameux document de la Commission Européenne, publié en Octobre 2019, prévoyant déjà la mise en place des pass sanitaires qui nous sont aujourd’hui imposés. Donc, près de 5 mois avant la déclaration officielle de l’épidémie de COVID-19 en Europe. Plus récemment, en Mai 2021, la Commission Européenne a également organisé un workshop avec l’ENISA (L’Agence Européenne de Cyber-Sécurité) autour du thème de la blockchain et de l’identité numérique.

L’article de Thales évoque un autre document, beaucoup plus récent, daté du 3 Juin 2021, dans lequel la Commission Européenne « propose une identité digitale pour tous les européens ». Ce document annonce la mise en place d’une feuille de route pour parvenir à cet objectif dans l’ensemble des états-membres.

L’article de Thales nous fournit un résumé des ambitions des commissaires européens :

  • Permettre aux citoyens européens de prouver leur identité: Certes, il s’agit d’une prérogative hautement légitime pour tous les États. Certes, on pourrait légitimer la mise en place d’une carte d’identité numérique sous le prétexte de la circulation de faux documents d’identité. D’autre part, la mise en place des documents d’identité sous format numérique est justifiée par le « droit à l’identité personelle » et « l’autonomie des individus ». Seulement, la mise en place de ce genre de format numérique n’aurait guère de sens dans une société dans laquelle les flux entrants et sortants de biens et de personnes sont correctement filtrés. En revanche, dans une société ouverte telle que la nôtre, dans laquelle les flux de marchandises et surtout de personnes sont peu controlés, la mise en place de l’identité numérique trouve de nombreuses justifications, notamment logistiques.

 

  • Permettre de disposer de plusieurs documents au sein d’un seul portefeuille numérique : C’est déjà ce qui se fait en Estonie depuis quelques années.

 

  • Combiner les paiements et l’identité: C’est sans doute sur ce point que la mise en place de ce système est la plus dangereuse, car elle pourrait signifier demain le traçage permanent de nos transactions financières. L’auteur de l’article du blog de Thalès, lui, s’en réjouit en affirmant que « les choses deviennent vraiment excitantes lorsque vous réalisez que ce portefeuille numérique pourra à la fois contenir votre identité numérique mais aussi vos références de paiement. Ceci pourrait permettre aux gens, par exemple, de payer une caution pour un appartement ou de s’acquitter d’une amende pour excès de vitesse directement depuis leur smartphone ». En vérité, il faudrait plutôt dire que dans le futur, il sera possible à la technostructure de traquer vos faits et gestes, de bloquer des paiements ou même de saisir directement des fonds sur votre compte bancaire, directement depuis ce portefeuille numérique.

 

  • Permettre la mise en place des signatures numériques: Là encore, il y a du bon et du mauvais. On pourrait arriver à une situation où une signature écrite manuellement serait bannie des conventions sociales et où toutes sortes de transactions seraient légalement soumises à la production d’une signature numérique unique, ce qui entrainerait là aussi une potentielle menace sur la confidentialité des contrats qui pourraient alors être traqués par le gouvernement à tout moment, même pour les transactions les plus anodines.

 

L’objectif de la Commission Européenne est de faire en sorte qu’au moins 80% des citoyens européens utilisent ces portefeuilles numériques d’ici 2030. Il est clair que les actuels gouvernements nationaux, pour la plupart liés et soumis à la technostructure de l’Union, se feront les zélés applicateurs de ces mesures.

C’est pourquoi en l’attente d’un changement politique, au moins en France, nous vous répétons encore une fois qu’il est urgent de se préparer, de se prémunir et d’adopter dès maintenant des bonnes pratiques et de bons outils pour résister à la chape de plomb technocratique qui se met en place.

Ceci passe par exemple par l’acquisition d’or physique ou de cryptomonnaies anonymes et intraçables comme le Haven, le xEuro ou le Monero, ou encore par l’acquisition d’un smartphone HDSC.

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